A propos

Fabris Remouchamps:

Né le 08-11-55 à Ougrée 
Vit et travaille à Liège. 

            Alternant chat et souris, gendarme et voleur, indien et cow-boy Fabris Remouchamps semble avoir voulu à chaque fois piéger nos attentes. Les peintures qui ont suivi sa sortie de l’Académie des Beaux-Arts à peine exposées, il s’est enfui dans les coulisses des théâtres et salles de spectacles pour en ressortir en présentant des installations alliant peintures aux techniques théâtrales (Festival du Jeunes Théâtre et Musée d’Architecture en autres). Suivi une période de déconstruction et papillonnement dans les réseaux artistiques naissant et revient avec l’installation d’un hypothétique atelier, joyeux capharnaüm tourné vers l’information, où les réalisations scrutent l’actualité (à la Maison des Artistes). Pendant une décennie, il se tourne vers les métiers de la télévision en émaillant cette période d’une présence chaotique aux cimaises. Sa passion de la découverte l’orientera très tôt vers le web naissant et la PAO, explorant ainsi les techniques émergentes pour sélectionner les moyens pouvant satisfaire sa soif d’inconnu. Le bilan de cette période le fera passer de l’expérimentation infographique à la photographie. C’est encore avec passion qu’il s’est plongé dans le travail photographique, à part pour le roman photo que fût « la fabuleuse histoire de Michel M. », l’approche a été résolument picturale. Retrouver le peintre enfuit a conduit ces années de prises de vues et d’expositions pour aboutir à la série des « peintures trouvées », la sensation étant retrouvée l’idée de poursuivre en répétions l’amena à ranger (provisoirement peut-être) ces boitiers sur l’étagère. Un nouveau défi s’installa, remplir des carnets et des carnets de croquis avec frénésie et urgence. Chacun de ces carnets répondant au besoin d’approfondir un sujet avec une règle auto-imposée, le noir et blanc réduisant le travail à l’essentiel. Dire rapidement, simplement, mais avec justesse en est la préoccupation majeure.

Albert FP.